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La Bible Française : une traduction ... mais de quel texte ? - La position de la Société Biblique de Genève

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Index de l'article
La Bible Française : une traduction ... mais de quel texte ?
La critique textuelle
Les textes de base de l'Ancien Testament
Les textes de base pour le Nouveau Testament
Les partisans du texte minoritaire
Les partisans du texte majoritaire
La position de la Société Biblique de Genève
Toutes les pages

La position de la Société Biblique de Genève

Les partisans respectifs du texte reçu, des manuscrits majoritaires et du texte alexandrin s’accusent parfois de retrancher ou au contraire d’ajouter à la Parole de Dieu, et certains se livrent une véritable bataille à coups de «preuves», d’arguments et de contre-arguments. En réalité, aucun des groupes de manuscrits cités ne remet en question les doctrines essentielles de la foi chrétienne, en particulier la double nature de Jésus, son œuvre salvatrice et son retour. Ainsi, la Société Biblique de Genève estime qu’il n’y a aucune incohérence à publier en parallèle, comme elle le fait en allemand, un texte basé sur le Textus Receptus (la Schlachter 2000) et un autre basé sur le texte Nestle-Aland (la Neue Genfer Übersetzung). Elle considère que de telles polémiques sont souvent inutiles et même, parfois, nuisibles à l’annonce de l’Evangile de Christ.
Dans le cadre du travail sur la Segond 21, la Société Biblique de Genève est même allée plus loin dans cette démarche: elle a estimé que la transparence était de rigueur pour que chacun puisse se forger sa propre opinion sur une base solide. Ainsi, elle a choisi de mettre à disposition de toute personne désireuse de «creuser» la Bible des informations habituellement accessibles uniquement aux spécialistes ou étudiants en langues anciennes: les différences et les points de concordance (nettement plus nombreux!) entre les manuscrits grecs, pour le Nouveau Testament, et entre les manuscrits hébreux et les textes des versions anciennes pour l’Ancien Testament. Cela s’est fait par l’intégration:

  • dans les notes de la Segond 21 avec notes de référence, de la mention précise des variantes et des manuscrits qui portent tel ou tel texte;
  • dans le texte biblique du Nouveau Testament, d’un grand nombre de leçons du texte majoritaire, puisque la plupart des autres versions françaises sont basées sur les textes minoritaires.

La conviction qui sous-tend cette manière de faire? Celle que le lecteur pourra se rendre compte par lui-même que les divergences ne portent pas à conséquence et qu’aucun élément de la foi chrétienne «orthodoxe» n’est remis en cause par elles. Ce qu’un texte dit peu clairement dans une des traditions manuscrites est enseigné plus clairement dans un autre passage, et cela n’empêche pas Dieu de se révéler au lecteur.